20 avril 2021

Le Petit Journal

La vérité, rien que la vérité

CHENGRIHA A L’ECOLE SUPERIEURE DE GUERRE./ La formation et le professionnalisme meilleurs garants contre l’évolution hasardeuse des évènements.

Le Petit Journal le 05/04/2021 : Ne dit-on pas que les bonnes idées des soldats sont plus dévastatrices  que les déflagrations des bombes.  Pour le général de Corps d’Armée,  Said Chengriha, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP), la formation,  la ressource humaine qualifiée et le professionnalisme au sein de l’Armée sont les meilleurs atouts défensifs. Parce qu’elle ‘mal entourée l’Algérie’ a plus besoin d’intelligence que d’armes. C’est le message que voulait faire passer Chengriha lors de sa visite à l’Ecole supérieure de guerre où il a présidé la 14eme session d’orientation de ce dernier palier ( école de guerre) du cycle de formation dans toutes les armées modernes   ’’ En effet, si l’on prend en considération les défis actuels, dans ce contexte géostratégique sans précédent, et l’évolution hasardeuse des événements qui ont marqué et marquent encore la scène régionale, l’impératif de la formation d’une ressource humaine qualifiée, dotée de compétence et de professionnalisme représente une des principales issues qui permet de relever les défis actuels, sur le plan de la défense et de la sécurité nationales.’’ Dira le général Chengriha. Pour lui cette formation doit reposer sur une dynamique évolutive. En claire elle doit s’adapter aux avancées technologiques. 15 après sa création, l’Armée demande à l’Ecole supérieure de guerre des propositions. Le chef d’Etat-major  formule cette la demande de l’ANP en ces termes. ’’Il m’est agréable de saisir cette opportunité pour aborder une question d’extrême importance en l’occurrence l’impératif de mettre à profit le riche capital de connaissances accumulées que recèle l’Ecole Supérieure de Guerre après quinze années de sa création, afin de contribuer et initier des études prospectives approfondies, sur des questions stratégiques soulevées que ce soit sur le plan national ou international, à l’effet d’apporter des propositions réelles et des recommandations palpables permettant de participer à trouver les solutions idoines pour ces questions, conformément aux exigences de l’intérêt suprême de la patrie. Ainsi, cette prestigieuse Ecole deviendra une réelle force de proposition et œuvrera à orienter les études et les recherches effectuées par les officiers stagiaires, vers le traitement de problématiques réelles qui se posent sur le théâtre du corps de bataille, dans les domaines tactique, opérationnel et stratégique, à même d’imprimer davantage de complémentarité entre le terrain et le domaine des recherches et des études.’’ En la matière, le général a raison. En effet une école de guerre n’a pas de chars ni de sous-marin encore moins d’avions mais ses idées détruisent les chars, les sous-marin et abat les avions.

Ahmed Hammimi.