20 avril 2021

Le Petit Journal

La vérité, rien que la vérité

ETAT D’URGENCE DE FAIT ET USAGE DE LA TORTURE./Le PAD dénonce.

Le Petit Journal le 5/04/2021 : L’instauration de l’état d’urgence sur le territoire nationale  est régie par des obligations légales contenues dans la Constitution. Le PAD (Pacte de l’alternative démocratique) regroupant les partis de l’opposition accuse le pouvoir d’avoir installé de fait ce dispositif exception pour gérer le pays à guise  et empêcher les citoyens jouir de leurs droits. ’’A l’ombre d’une répression et d’une désinformation-diabolisation savamment nourries contre les organisations et les citoyens engagés dans le Hirak, règne un état d’urgence de fait qui ne reconnait de droit qu’aux anciennes et nouvelles clientèles politiques.’’ Ecrit le PAD dans une déclaration rendue publique aujourd’hui. Et de poursuivre sa charge contre le pouvoir.  ’’Les libertés individuelles et collectives sont systématiquement bafouées par un régime où la décision revient à l’arbitraire de la force rendue possible par la confiscation de l’appareil de l’Etat. Le PAD qui condamne énergiquement l’usage de la torture, exige que toute la lumière soit faite sur la pratique de ce crime contre l’Humanité et que les auteurs soient sévèrement punis par la justice.’’

SOLIDARITE AVEC LE PT.

Pour le PAD le coup de force dirigé contre le Parti des Travailleurs ( PT) qui est membre actif de ce pacte est grossière et  c’est une brutale tentative de coup d’Etat.  ’’ La grossière et brutale tentative de coup d’Etat menée par des personnes externes au parti des travailleurs illustre parfaitement cette gravissime logique de non droit rivée aux représailles et à l’humeur sultanesque d’un système qui menace de détruire l’Etat national. Les forces du PAD condamnent énergiquement cette nouvelle attaque contre le multipartisme et le pluralisme politique par une opération illégale d’usurpation de la volonté d’un parti politique membre. Elles expriment leurs entières solidarités à la direction légitime et légale du parti des travailleurs.’’

REJET DES ELECTIONS ET UN CLIN D’ŒIL AU FFS

A l’occasion le PAD réitère son rejet des élections législatives anticipées prévues le 12 juin et appelle les citoyens à faire de même. Il affirme à ce propos. ’’Le pouvoir de fait poursuit sa fuite en avant faite de coups de force et de faits accomplis contre la révolution populaire. Malgré la disqualification par l’immense majorité du peuple du simulacre de vote du 12/12/2019 et le désaveu public exprimé par le retour des manifestations populaires massives demandant son départ, le système autoritaire s’emploie à concocter une nouvelle mascarade électorale, le 12 juin prochain, sous l’empire d’une constitution rejetée par la quasi-totalité des Algériens le 1er novembre de l’an passé.’’ ’’Les forces du PAD qui refusent toute élection organisée pour pérenniser le système autoritaire, réitèrent leur appel aux citoyens et à toutes les forces éprises de liberté et de progrès pour rester mobilisés afin de faire triompher pacifiquement l’effectivité des droits et libertés.’’  Plus loin, la déclaration poursuit sur le chapitre des élections.  ’’ Le PAD enregistre avec satisfaction les décisions de nombreux partis politiques qui refusent de se joindre à la mascarade électorale du 12 juin prochain. Il leur renouvelle sa disposition à l’unité d’action et au rassemblement nécessaires à l’aboutissement pacifique du processus révolutionnaire de février 2019.’’ On ne peut s’empêcher de penser, à travers ce dernier passage qu’un clin d’œil est adressé au FFS dont  le CN (Conseil national) vient  rejeter  les élections de juin 2021.

LA CLASSE MOYENNE EN VOIE D’ECTINCTION.

Par la suite les rédacteurs de la déclaration des forces du PAD  reviennent sur la situation économique et sociale du pays  qu’ils jugent sévèrement.  ’’Les résultats catastrophiques d’anciens choix politiques anti nationaux, les fermetures d’entreprises et les licenciements font bondir le chômage et accentuent la pauvreté, y compris chez les classes moyennes en voie d’extinction. Assurément, un pouvoir sans légitimité démocratique, sans volonté politique réelle et sans moyens ne fera que reproduire l’impasse.’’  ’’Durant deux longues années vainement gaspillées à tenter d’épuiser le mouvement populaire et étouffer ses revendications, des pans entiers de la société basculent dans la précarité et le dénuement sans recours, ni protection matérielle et juridique, sous l’effet du désastre économique aggravé par la gestion chaotique de la pandémie de la Covid 19. La détermination de la majorité des citoyens à poursuivre la révolution populaire en refusant les replâtrages frauduleux est la seule voie de salut pour le pays.’’  La dernière partie de cette déclaration est réservé à l’appel fait aux citoyens pour poursuivre la lutte pacifique ayant pour objectif immédiat  ’’l’instauration d’un processus souverain permettant de démanteler les mécanismes d’un système corrompu et autoritaire et d’installer une transition démocratique  indépendante et un processus constituant souverain.’’

Ahmed Hammimi.