13 mai 2021

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Lu pour vous : Ligue des champions / Manchester City, un nouvel ogre sur la route du PSG

C1: Manchester City en demies, pourquoi Paris peut se méfier.

C1: Paris SG, tout pour aller au bout !

Publié le 15/04/2021 à 07:00 , modifié le 15/04/2021 à 07:09

Auteur·e : France tv sport

Après avoir éliminé le Bayern en quart de finale, le Paris Saint-Germain a droit à un nouveau défi de taille en Ligue des champions.

Nouveau choc pour le Paris Saint-Germain. Qualifié pour la demi-finale de la Ligue des champions après avoir écarté le Bayern, le club français retrouvera Manchester City. Les hommes de Pep Guardiola, de retour dans le dernier carré pour la première fois depuis 2016, réussissent une saison exceptionnelle. Mais la Ligue des champions leur résiste depuis des années. 

• L’Angleterre à leurs pieds 

Manchester City n’a pas attendu Pep Guardiola pour s’offrir le titre en Premier League, avec deux sacres en 2012 et 2014. Mais le Catalan a changé le club de dimension. Après une première saison terminée à la troisième place, la machine se met en marche et casse tous les records. 100 points en 2018, le record absolu du championnat anglais, 98 en 2019. Dominé par Liverpool l’an dernier, Manchester City a repris sa couronne cette saison et file vers un 7e titre, avec onze points d’avance sur le rival mancunien à six journées de la fin.  

• Une défense transformée 

Souvent pointé du doigt comme le secteur défaillant de Manchester City dans les grandes occasions, la défense s’est stabilisée avec l’arrivée de Ruben Dias l’été dernier. Le Portugais, deuxième joueur le plus utilisé de la saison (40 matches, 3 332 minutes) derrière le gardien Ederson, a apporté une sérénité nouvelle aux Cityzens. A ses côtés, l’éternel espoir John Stones a enfin répondu aux attentes, condamnant le Français Aymeric Laporte à un rôle de troisième homme. Résultat, Manchester City est de loin la meilleure défense de Premier League (23 buts, contre 31 pour Chelsea). Face à Dortmund, ils n’ont encaissé que leur deuxième et troisième but de la saison en Ligue des champions. Mais avec son armada offensive, le PSG a les armes pour faire souffrir le mur mancunien. 

• L’Europe leur résiste 

Toujours en course dans les deux coupes anglaises, les Cityzens rêvent d’un quadruplé. Mais la Ligue des champions a des airs de compétition maudite. Malgré plus d’un milliard et demi d’euros investis dans le club depuis 2008 et l’arrivée des Émiratis, Manchester City n’avait atteint qu’une seule fois les demi-finales jusqu’à ce mercredi soir . Et le club compte, comme le PSG, son lot de désillusions. Face au Monaco de Kylian Mbappé en 2017, malgré une victoire 5-3 à l’aller. Contre Tottenham en 2019, après un match outrageusement dominé mais où chaque erreur s’est transformée en but. Et encore l’été dernier, contre Lyon sur un match unique (1-3).

• Pochettino a déjà éliminé Guardiola

Le dernier affrontement entre Manchester City et le PSG avait tourné en faveur des Anglais. En 2016, ils avaient éliminé le champion de France en quart de finale de Ligue des champions (2-2 à l’aller, 1-0 au retour). Cette défaite au terme d’un match piteux avait scellé le destin de Laurent Blanc à la tête du PSG. Mais Mauricio Pochettino, l’entraîneur argentin du PSG, reste sur un succès européen face à Pep Guardiola. Sur la route de la finale en 2019, Tottenham avait su faire le dos rond pour mieux planter ses banderilles en contre (1-0 à l’aller, 3-4 au retour). Pochettino s’est déjà inspiré de ce scénario pour battre le Bayern chez lui, aucun doute qu’il espère à nouveau jouer un mauvais tour à Pep Guardiola. France tv sportfrancetvsport

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C1: Manchester City en demies, pourquoi Paris peut se méfier

jeu. 15 avril 2021, 12:46 PM

Après Barcelone, après le Bayern Munich, Paris pensait peut-être avoir fait le plus dur. Mais c’est maintenant Manchester City qui se dresse sur sa route en demi-finales de Ligue des champions (28 avril-4 mai). Et le PSG a toutes les raisons de se méfier.

– Parce que c’est un mauvais souvenir –

Cinq ans se sont écoulés depuis la dernière confrontation des deux équipes, en quarts de l’édition 2015-2016. A l’époque, le duel avait tourné à l’avantage des Citizens, accrocheurs à l’aller au Parc des princes (2-2), et guère inquiétés au retour par l’expérimentation malvenue d’une défense à trois signée Laurent Blanc, alors entraîneur du PSG (1-0).

Quelques joueurs de cette époque sont encore présents: Angel Di Maria et Marquinhos côté PSG, et Kevin De Bruyne côté mancunien, alors auteur de deux des trois buts de son équipe, dont une frappe lointaine imparable au match retour, synonyme de première demi-finale de C1 de l’histoire de City.

Bref, il y aura de la revanche dans l’air fin avril… mais cela tombe bien car Paris vient tour à tour de chasser ses vieux fantômes: le PSG a réglé ses comptes avec Manchester United (3-1 en poules), son bourreau lors du fameux « come-back » de 2019, puis avec le FC Barcelone (4-1, 1-1 en huitièmes), son tourmenteur lors de la célèbre « remontada » de 2017, et enfin avec le Bayern, tombeur des Parisiens en finale l’été dernier (1-0).

Quant à son entraîneur parisien Mauricio Pochettino, il garde un bon souvenir de sa dernière confrontation européenne avec le Manchester City de Pep Guardiola: en 2019, son équipe de Tottenham avait dompté les Mancuniens lors d’un quart de finale haletant (1-0, 3-4), jusqu’à atteindre la finale cette année-là.

– Parce que City vise un quadruplé fou –

Si City avait buté trois fois d’affilée en quarts de finale ces dernières années, le club croit en son étoile dans une fin de saison où il peut signer un incroyable quadruplé, jamais réussi dans l’histoire du football anglais.

Probable future champion d’Angleterre (11 points d’avance sur Manchester United), demi-finaliste de la Cup (ce samedi contre Chelsea), finaliste de la Coupe de la Ligue anglaise (le 25 avril contre Tottenham) et qualifié mercredi en C1 aux dépens de Dortmund (2-1, 2-1), Manchester City récite son football cette saison.

La formation de Pep Guardiola semble même plus équilibrée que ces dernières années. Le renouvellement de la charnière centrale, avec l’arrivée de Ruben Dias et la prise d’assurance de John Stones, ont fortement contribué à stabiliser une structure défensive qui n’avait jamais été son point fort, comme lors de l’élimination européenne contre Lyon la saison dernière (3-1).

Depuis l’automne, Manchester City a terrassé la majeure partie de ses adversaires, avec notamment une série éblouissante de 21 victoires consécutives toutes compétitions confondues. Les deux défaites contre Manchester United (0-2, le 7 mars) et Leeds (1-2, le 10 avril) ne constituent pas de réels motifs d’inquiétudes.

Et l’animation du jeu, avec Rodri et Gündogan en gros travailleurs du milieu, De Bruyne en éclaireur et Foden en provocateur, ne semble pas montrer de réelle baisse de régime.

– Parce que Guardiola reste Guardiola –

L’année 2020 a été particulièrement difficile pour l’entraîneur catalan, battu par l’entraîneur de Liverpool Jürgen Klopp dans la course au titre de champion d’Angleterre, surpris par l’OL en Ligue des champions, et par ailleurs endeuillé par le décès de sa mère des suites du coronavirus.

Le retour des très bonnes performances de Manchester City, en novembre, a précisément coïncidé avec la signature d’un nouveau contrat pour Guardiola, qui était en suspens depuis plusieurs mois.

« Pep » a fêté son cinquantième anniversaire au mois de janvier et s’impose toujours comme l’un des plus grands tacticiens actuels. Sa détermination est décuplée par la possibilité de remporter enfin la Ligue des champions avec City, l’objectif suprême pour lequel il a été recruté.

Et même si Guardiola n’a pas disputé une finale de C1 depuis son deuxième et dernier sacre sur le banc de Barcelone (2009, 2011), le Catalan sait qu’il peut écrire la légende de Manchester City: « Ce n’est que la deuxième fois que ce club arrive en demi-finale, on n’a pas une très grande histoire, mais on commence à la construire », a-t-il prévenu mercredi.

str/jed/clv

C1: Paris SG, tout pour aller au bout !

L’attaquant brésilien du Paris-SG, Neymar (d), face au défenseur autrichien du Bayern Munich, David Alaba, lors du quart de finale retour de la Ligue des champions au Parc des Princes, le 13 avril 2021

Emmanuel BARRANGUET

mer. 14 avril 2021, 12:24 PM

Le tableau de chasse, les nerfs, le sens du sacrifice, les stars… le Paris Saint-Germain a tout pour ramasser le sceptre du Bayern qu’il a fait choir, et remporter enfin la Ligue des champions après dix ans de traque.

– Le karma –

Le PSG suit le parcours d’un champion. Barça en huitièmes (4-1, 1-1), Bayern en quarts (3-2, 0-1), ces trophées ont plus d’allure que ceux de l’an dernier pour arriver en finale: Dortmund, Atalanta, RB Leipzig.

« Nous avions besoin de nous prouver à nous-mêmes que nous pouvions (battre le Bayern) et nous l’avons fait », s’est félicité Neymar au micro de TNT Sports Brésil, évoquant la finale perdue de l’an dernier (1-0).

Depuis 2017, toutes les équipes qui ont éliminé le Bayern ont ensuite remporté le trophée.

Et le PSG peut méditer le karma d’anciens champions d’Europe. Chelsea a fini par gagner la C1 en 2012 après bien des échecs, comme le Bayern lui-même, battu en finale en 2010 et 2012 avant ses triomphes de 2013 et 2020.

Le Manchester United d’Alex Ferguson avait aussi beaucoup trébuché, comme le PSG, avant de gagner en 1999 et 2008.

« On est vraiment là, on est parmi les grands clubs », a savouré le président Nasser Al-Khelaïfi sur RMC Sport. « L’équipe grandit, elle a l’expérience pour ce genre de matches maintenant. On travaille depuis des années. Il faut rester calme car ce tournoi n’est pas fini. »

– Le sang-froid –

Ce calme dans la tempête est peut-être le plus gros cap qu’ait franchi le PSG. Si décevant en finale l’an dernier, il est resté cette fois solide malgré les absences majeures de son capitaine Marquinhos et de son métronome Marco Verratti.

Surtout, le PSG a étouffé pas mal de ses complexes de fins de matches tragiques, la « remontada » de Barcelone (4-0, 1-6) ou celle de Manchester United (2-0, 1-3).

Beaucoup moins de panique dans les moments difficiles, contrairement au 8e de finale retour contre le Barça où le PSG avait pourtant de la marge après sa démonstration de l’aller.

Cet aspect zen est en partie le mérite de Mauricio Pochettino, arrivé le 2 janvier.

« A l’intérieur, ça bouillait, mais je ne voulais pas le montrer », raconte l’entraîneur argentin. Son équanimité fait beaucoup de bien à son équipe.

Jamais affolé après ses quatre défaites en Ligue 1, il n’a jamais non plus plastronné après les exploits en Catalogne ou à Munich.

– L’esprit de corps –

Le PSG a aussi fait preuve d’un sens collectif et du sacrifice impressionnants, et indispensables aux grandes conquêtes.

« On est vraiment une équipe. On s’est beaucoup parlé pendant le match. On a vu que Di Maria a beaucoup couru », souligne Neymar.

Angel Di Maria justement « pense que la meilleure équipe est passée. Ils étaient la meilleure équipe l’an passé, ils ont été champions, mais cette année nous sommes meilleurs qu’eux ».

Et le PSG s’est même découvert une profondeur de banc grâce à des joueurs formés au club.

« C’est quelque chose de voir des « Titis » sur le terrain (joueurs formés à Paris comme lui et Colin Dagba). Ça montre l’âme du club et ses valeurs. Le club ne cesse de grandir. J’en suis la preuve », souligne Presnel Kimpembe, capitaine mardi.

– Les stars –

Mais bien entendu toutes ses qualités ne suffiraient pas à faire un champion d’Europe. Il faut des étoiles, et le PSG en possède deux.

Avec une poussière de réussite en plus et sans Manuel Neuer, Neymar pouvait signer un quadruplé mardi.

Il a vraiment cette fois joué son rôle de guide, sans prendre l’avertissement qui l’aurait privé de demi-finale aller contre Manchester City ou Dortmund.

Kylian Mbappé, au service de l’équipe, aurait pu signer deux passes décisives merveilleuses. Il avait pleinement rempli son rôle avec son doublé de l’aller et son triplé à Barcelone.

Nasser Al-Khelaïfi a profité de l’euphorie pour un appel du pied à ses stars, en négociations pour prolonger leurs contrats au-delà de 2022.

« Kylian et Neymar n’ont pas d’excuses pour partir », lâche le président dans un sourire, « parce qu’on a tout pour gagner maintenant la Ligue des champions ici ».

Neymar a semblé répondre favorablement en soulignant être « plus heureux qu’avant » à Paris.

Et maintenant, reste à aller au bout !

eba/jed/chc